Les volets de ma conscience 

Taillefer (09), France 🇫🇷

Ça fait 4 ans que j’ai participé au premier stage de Prana avec Domenico Provenzano en Ardèche. A la suite du stage, je n’ai pas mangé durant 2 mois. Si j’ai repris la nourriture solide par la suite c’est parce que j’avais tout le temps mal au ventre. Mais, je n’ai pas lâché. J’ai passé une année entière à en chercher la cause et à y remédier. ✌️

L’année suivante j’ai refait le stage. Autant la première fois ça avait été très difficile sur le plan physique et émotionnel, cette fois-ci ça passait comme une lettre à la poste. J’étais à l’aise et n’avais aucun effort à faire. Si après 2 mois j’ai repris à nouveau la nourriture c’était parce que je m’ennuyais. J’étais réveillé pendant 20 heures par jour sans aucune obligation. J’ai mangé uniquement pour m’occuper et pour dormir davantage. 🛌

Alors, j’ai commencé à m’apprendre à ne rien faire, à faire le chat, comme j’appelle ça. En plus, comme j’ai vu que beaucoup de gens praniques entrent dans le Prana motivés par leurs blessures et que je ne voulais pas faire pareil, j’ai commencé à parler de pauses alimentaires. D’une part ça m’a enlevé un peu de pression quant au résultat cherché, mais c’était surtout pour me permettre de me nourrir autrement de manière progressive et sans “tricher”, en utilisant la motivation venant de mes blessures. 💥

Revenir au Prana après une pause

De toute manière, je n’avais pas le choix. Mes blessures n’étant plus très actives, la moindre gourmandise me faisait remanger. Je n’avais plus de résistance en moi. Aucune motivation pour obtenir quoi que ce soit. Ça fait donc 4 ans que j’alterne nourriture solide avec de la nourriture plus subtile. A chaque fois j’observe attentivement ce qui me motive de remanger. Par la suite j’explore et j’essaye de remédier à la cause en douceur. 😏

Parfois c’étaient des petits chocs émotionnels ou parce que je me sentais exclu ou seul. Le plus souvent c’était pour braver ou compenser des interdits de ma jeunesse ou le regard de mon entourage. J’ai senti aussi qu’il s’agissait régulièrement de faire un contrepied en permettant à mon enfant intérieur libre de s’exprimer… et de ne pas m’imposer moi-même des règles, des intentions ou des dogmes enfermants.🤨 

En re-mangeant, j’affrontais ainsi à chaque fois une peur en me libérant des obligations à laquelle j’ai cherché instinctivement à répondre. Ça peut sembler bizarre, mais chaque prise de nourriture avait ainsi un effet réparateur et m’approchait de l’Amour et donc du moment où ma pause alimentaire allait se prolonger indéfiniment. 💗

C’est ce qui est en train de se passer actuellement. Ma gourmandise s’estompe doucement. Quand je fais dans ma tête le tour des aliments qui m’appellent encore, il y en a de moins en moins. Ces derniers temps, souvent il n’y a carrément plus rien qui m’attire. Je n’ai plus envie de manger. Surtout que la nourriture solide ne me nourrit absolument pas. Ça ne fait que remplir mon ventre. Là où ça appelle à être rempli est un endroit lié au vide existentiel. C’est émotionnel. Pour le remplir il suffit que je me connecte à ce qui m’entoure et que je reste présente à la Vie. ✨

La juste place du Prana dans ma Vie

Ce que j’observe depuis le début, est que, quand je suis aux liquides, je rajeunis, je me sens de plus en plus en forme, mais j’ai surtout mes sens et ma conscience qui s’ouvrent davantage. Par contre, quand je mange c’est exactement le contraire. Je m’alourdis, je me fatigue, je me sens vieux, mes sens s’estompent et ma conscience s’endort. C’est comme si en mangeant ou pas, j’ouvre ou ferme automatiquement les volets de ma conscience. 🎯 

La plupart des gens ne connaissent pas les bienfaits de la pause alimentaire, surtout quand ça dépasse les 3 semaines. Ils ne se voient pas s’endormir et ils ne savent pas qu’il suffit de cesser de manger pour se remettre d’aplomb. Je sens bien de quelle manière je me coupe de la Vie, et de tout ce qui est subtil, quand je mange. De l’extérieur, en observant les autres, c’est rigolo et même attendrissant de voir comment la nourriture donne tout de suite envie de dormir et que ça baisse le niveau d’énergie de quelqu’un de manière flagrante. ⚡️

Si je garde mon élan vers la nourriture subtile c’est surtout pour avoir de l’énergie et capter les choses plus subtiles. Sans cette sensibilité je ne trouverais pas mes voies de passage et sans l’énergie je n’aurais pas la force de les suivre. J’ai vraiment besoin de rester éveillé et en forme parce que mon chemin me sollicite toutes mes facultés et ressources. A mon âge, la moindre baisse d’énergie peut me rendre léthargique et me mettre complètement hors-jeu. Il semble que j’ai encore un long chemin à faire et si je veux arriver jusqu’au bout j’ai besoin d’être au top. J’ai intérêt à ne pas trop déconner sur ce plan. Je n’ai pas des réserves comme quand j’étais plus jeune… ni de temps à gaspiller de manière inconsciente. 😅

La source d’énergie la plus simple et accessible instantanément est l’énergie de la digestion. Si je ne mange plus de solide, j’ai une réserve d’énergie illimitée et gratuite. Et je ne parle même pas encore des autres bénéfices secondaires, comme l’auto-guérison grâce à l’énergie abondante ou la sensation de plaisir physique permanente exponentielle… Bon, je vais me nourrir d’une petite tisane puis d’un peu du soleil et le chant des oiseaux… 😉

Douce journée à nous tous 🐝🌻🦋🍀🐸🐞🐴

5 réponses

  1. Nathalie

    très intéressant, je viens de « choper » au hasard cet article de ton blog que je n’avais pas lu depuis un petit temps… je suis devenue végétalienne depuis 2 ans, je ne mange plus de substance animale, plus de cadavre… et déjà je vois la différence d’énergie entre l’avant et l’après … j’aspire à des pauses alimentaires telle que tu les expérimentes… Plein de douceur à toi Michael

    Aimé par 1 personne

  2. Alain

    J’ai lu avec intérêt ton article et visionné tes deux vidéos.
    Le sujet de la nourriture me parle beaucoup en ce moment.

    Je reste toutefois très dubitatif sur les « praniques ».
    Étant désormais un habitué des escroqueries humaines, en particulier dans le domaine de la spiritualité, j’aurais tendance donc à qualifier d’escroquerie ces histoires de nourriture pranique.
    À ceci près que je te connais suffisamment pour aborder par ton biais ce domaine avec une certaine confiance.
    Un peu comme si tu avais en partie déminé pour moi ce chemin.

    Je suis passé depuis peu à deux repas par jour : 1 le matin, et 1 le soir.
    J’ai pratiquement supprimé la viande par principe éthique.
    Je n’en mange plus désormais qu’une fois par semaine en moyenne.
    Je ne fais pas d’effort.
    Je dirais que c’est mon corps même qui me pousse à réduire la nourriture.
    Je ressens en effet une lourdeur quotidienne dans mon ventre, l’impression qu’il est continuellement plein, et le besoin de cesser de le saturer.

    Cesser de manger me fait peur car j’ai peur de devenir maigre.
    J’avance donc pas à pas, en instaurant un « dialogue » intérieur avec ma ventre et aussi avec mes émotions pour ne pas me « punir ».

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  3. florence arnaud

    Ouah étant en frustration permanente devant les aliments interdits ou non conseillés suivant allergies ou maladies
    Je ressens sur ton article du jour finalement comme un cadeau un PRESENT que la vie m offre par tous et qu’ une ouverture s offre ainsi à moi
    Merci mille MERCIS Mickaël pour ce cadeau graphique que tu m offres

    Alors mon regard change, les frustrations s envolent Namasté
    Ma nourriture va devenir liquide solaire musicalement naturelle avec les chants des oiseaux 1001 NAMASTÉ

    Aimé par 1 personne

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