Quand je mange…

Quimper 29000, France đŸ‡«đŸ‡·

Depuis que j’ai 13 ans, depuis que travaille et que je gagne de l’argent, je mange Ă©normĂ©ment. Il est clair que je compensais l’absence de mes parents par la nourriture. Comme je gagnais beaucoup en lavant des voitures je pouvais acheter ce que je voulais, autant que je le voulais. 🍕

Je mangeais toute la journĂ©e ! Mais ça ne se voyait pas, car je faisais beaucoup de sport et je brulais toutes mes calories. Le matin je partais tĂŽt au lycĂ©e et mangeais Ă  8h dĂ©jĂ  mon dĂ©jeuner pour ensuite acheter Ă  midi des frites et d’autres friandises de ce genre. Dans les pauses je prenais souvent des choses aussi. ✌

Le plus impressionnant Ă©tait quand je rentrais ! Je commençais Ă  faire un tour dans le frigo. De chaque charcuterie une tranche, de chaque morceau de fromage un petit bout, de chaque morceau de viande qui dĂ©passĂ©e la graisse je coupais la pointe. DiscrĂštement, pensant que ma mĂšre ne le voyait pas. 😉 

Ensuite, j’allais prendre de ses bonbons. Mais pas dans les prĂ©sentoirs, mais les sachets qui approvisionnaient les prĂ©sentoirs. C’Ă©tait plus discret. Seulement aprĂšs, j’allais dans ma propre boite, car j’avais une boite que ma mĂšre remplissait avec des chips et autres choses de ce genre Ă  chaque fois qu’elle faisait des courses. đŸ«

Souvent, j’avais des fringales et je faisais des excursions dans un placard oĂč elle avait une collection de conserves. Je pense que son histoire avec la guerre l’incitait Ă  avec une rĂ©serve consĂ©quente de nourriture. J’aimais les boites de sardines, de hareng Ă  la sauce tomates, etc. Ca m’arrivait rĂ©guliĂšrement de manger jusqu’au dĂ©gout. 😓

Le soir quand ma mĂšre entrait, un bon repas avec toujours de la viande, souvent des pommes de terre. Puis aprĂšs, devant la tĂ©lĂ©, chips et tutti quanti. Je pense bien que c’Ă©tait une sorte de boulimie compensatoire. Je mangeais Ă©normĂ©ment. Souvent je terminais les assiettes de autres ou ce qui restait dans les plats. A la maison, aprĂšs le repas, je mangeais des pains entiers en les sauçant dans le jus de viande. 🙄

Plus tard, j’Ă©tais souvent souvent seule et passait beaucoup de mes soirĂ©es en solitaire. Adolescent je dĂ©veloppais des photos et je faisais beaucoup de sport, adulte j’allais beaucoup au cinĂ©ma… et systĂ©matiquement, avant de rentrer Ă  la maison, je me remplissais le ventre avec du fast-food.Â Â đŸŸđŸ”đŸ„“

J’ai toujours prĂ©fĂ©rĂ© des buffets Ă  volontĂ©. Sinon, je comble avec du pain et du beurre. Quand je suis invitĂ© je reste souvent sur ma faim. Il est rare que j’ose assumer ma gourmandise jusqu’au bout devant quelqu’un. Je ne l’ai quasiment jamais fait. Je me suis presque toujours retenu par apprĂ©hension de la rĂ©action que je pouvait attirer. C’est aprĂšs, une fois seul, que je termine souvent mes repas d’une maniĂšre anarchique. J’assouvi ainsi mon besoin alimentaire hors-normes, loin du regard que j’imagine jugeant, de la part de l’autre. đŸ€ą

Et lĂ , depuis 3 jours, pour la premiĂšre fois, j’assume ma gourmandise complĂštement, ouvertement et en conscience avec Josiane chez qui je loge en ce moment. Dans l’absolu les quantitĂ©s n’Ă©taient pas Ă©normes, pas comme Ă  l’Ă©poque. Mais je suis allĂ© jusqu’au bout de mon envie et elle m’y Ă  accompagnĂ© moralement et je pense que cela m’a permis de rĂ©parer quelque chose. Je me sens repu… prĂšs Ă  passer Ă  autre chose ! đŸ™đŸ»

Car je suis sur la voie pranique ! Quand-mĂȘme… Mais trĂšs conscient aussi que le pranisme ne sera jamais une fuite quant aux choses non-rĂ©glĂ©es. Il me semble logique que je ne peux pas me nourrir de l’Amour quand j’ai encore des peurs liĂ©es Ă  la nourriture solide. 😍 

D’ailleurs, j’aime beaucoup rĂ©pĂ©ter en ce moment qu’il ne s’agit pas de devenir pranique, mais de devenir Amour. Je sens qu’en assumant ce que je suis sur le plan alimentaire, je m’approche un peu plus de cet Ă©tat de grĂące… J’espĂšre en tout cas. Le temps le dira… 😇

Nous avons vu beaucoup de films au cinĂ©ma. Chaque film Ă©tait riche d’information et m’a permis de comprendre des choses et de les conscientiser. La Vie me parle tout le temps, mĂȘme au travers d’un film. Mais c’est ce matin, en rĂ©pondant Ă  quelqu’un qui vient de commencer Ă  visionner mes vidĂ©os sur Youtube, que j’ai compris grĂące au miroir que j’ai terminé un boucle. 😍

Dans une heure je prends le train et le bus pour Plouha. Je suis invitĂ© par quelqu’un que je ne connais pas encore… Aujourd’hui je retourne aussi au Prana. Riche de mon expĂ©rience… riche d’avoir mis de la lumiĂšre sur une peur… riche aussi de l’avoir partagĂ© avec vous.💰

Belle journĂ©e, belle semaine Ă  tous â€ïžđŸ’›đŸ’šđŸ’™đŸ’œÂ 

 

8 réponses

  1. souchon nathalie

    bonjour michael, ce que tu racontes ma beaucoup parlĂ© car comme toi j’ai toujours Ă©normĂ©ment mangĂ© mais dieu merci le sport me permettait de tout bruler !!! je n’ai jamais osĂ© dĂ©voiler mon gros appĂ©tit et quand j’osais un peu les gens n’avaient de cesse de me faire des remarques trop lourdes Ă  porter pour mon hypersensibilitĂ© !!! du coup je restais sur ma fin Ă  chaque invitation et me jetais sur tout ce que je trouvais Ă  manger en rentrant !!! depuis c’est une source d’angoisse tellement forte pour moi que je dĂ©cline toutes les invitations !!! en effet chaque journĂ©e tourne pour moi autour de la prĂ©paration aussi bien morale que physique de l’unique repas que je prend… pour calmer mon angoisse et trouver un sens Ă  ma journĂ©e j’ai besoin de savoir que cette Ă©chĂ©ance arrive, que je vais pouvoir bien prĂ©parer un repas sain et dans les quantitĂ©s voulue, me concentrer entiĂšrement dessus aussi bien lors de la prĂ©paration que pour le dĂ©guster;;;; il m’est impossible de manger en parlant ou en faisant autre chose, j’ai l’impression de manquer mon repas et si c’est le cas je vais passer le reste du temps Ă  lutter contre l’envie de manger alors que je suis repue !!! c’est un truc de dingue, une addiction, une vĂ©ritable torture et si j’ai mal mangĂ© je considĂšre ma journĂ©e perdue, rĂątĂ©, je me sens mal….
    pour moi il y a lĂ  derriĂšre une blessure orale , une mĂ©moire, un manque affectif Ă©vident, je compense une absence, un vide et ce que tu dĂ©cris me parle….j’Ă©tait aussi trĂšs seule dĂšs l’age de trois ans et j’ai compensĂ© avec le sport et les Ă©tudes, mais aujourd’hui cette contrainte me pĂšse de plus en plus !!! dĂ©jĂ  je met beaucoup de temps Ă  manger et en sociĂ©tĂ© ce n’est pas recevable, ensuite manger est source d’angoisse pour moi…bref je vis un peu sur un paradoxe et je me dis qu’arriver Ă  assumer ce besoin de manger comme toi pourrais m’aider Ă  sortir de cette blessure !!!
    merci

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  2. Alain

    Pour ma part, jusqu’Ă  l’Ăąge adulte, je n’ai pas pu manger Ă  ma faim.
    Depuis je me suis rattrapé.
    Je vais au restaurant tous les weekend pour prendre soin de l’enfant intĂ©rieur, le gĂąter.
    Je ne suis pas capable aujourd’hui d’aller vers une nourriture pranique. J’ai besoin de solide.
    Je me rend compte que je supporte mal psychologiquement la sensation de faim (peur de manquer).
    J’Ă©volue par contre de plus en plus, et sans effort, vers une nourriture saine, et de moins en moins carnĂ©e.
    Je ne mange pratiquement plus le soir.
    Je pense Ă  terme me diriger vers un unique festin le midi.

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  3. laurencer333

    Bonjour MIchael, je te rejoins sur de nombreux points dans ton rapport Ă  la nourriture, au prana. J’ai moi aussi fait une longue traversĂ©e sur ce sujet. « ON » m’a mise au rĂ©gime alors que je commençais juste Ă  marcher et l’ON me racontait que je rampais sous la table pour ramasser les miettes ! Voici dĂ©jĂ  un bon conditionnement « nourricier »… Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours Ă©tĂ© boulotte, ronde, voire grosse. Je me suis battue avec les kilos et les rĂ©gimes yoyos durant 40 ans. Boulimique, je flirtais avec l’anorexie et sentais dĂ©jĂ  cette forme d’extase Ă  ne plus avoir besoin de la nourriture… mais cela restait un contrĂŽle, une guerre intĂ©rieure entre la compulsion, le remplissage de ce vide d’amour…. J’ai fait mon premier jeĂ»ne il y a 10 ans (5 jours) et cela a Ă©tĂ© une rĂ©vĂ©lation. J’en ai fait une bonne dizaine depuis avec toujours, cette extase intĂ©rieure, cette prĂ©sence Ă  moi-mĂȘme et au monde dĂ©cuplĂ©e une fois les 15 premiers jours passĂ©s. Puis j’ai entendu parler de ces ĂȘtres qui ne mangent plus et se nourrissent de prana. J’ai lu de nombreux livres sur le sujet, regardĂ© le film LumiĂšre en boucle alors que je mangeais plus depuis des jours mais continuait Ă  consommer avec Marie Jeanne…
    Je voyais bien que je cherchais quelque chose bien au-delĂ  du process de nettoyage du jeĂ»ne. Puis j’ai rencontrĂ© une merveilleuse femme qui a beaucoup avancĂ© sur ce sujet et m’a partagĂ© son processus luminique (pas besoin de se nourrir de prana selon elle, je suis LumiĂšre, je n’ai pas besoin de nourriture, je suis le tout, je suis la pomme de terre comme le gĂąteau au chocolat, rien n’a d’incidence sur moi, nourriture ou absence de nourriture…). J’ai expĂ©rimentĂ© ce process avec mes propres « rĂšgles ». AprĂšs un mois total sans manger de solide et boire quelques jus ou thĂ©s, j’ai dĂ©cidĂ© de me laisser guider totalement par mes envies. Alors j’ai pu voir que j’avais envie d’une glace avec chantilly et chocolat fondu (un dĂ©lice !), un steak frites alors que j’Ă©tais vĂ©gĂ©tarienne depuis 10 ans… etc… et je me suis laissĂ©e vivre ces envies durant 1 annĂ©e. J’ai perdu 10 kilos, me suis sentie libre et lĂ©gĂšre mais toujours cette sensation de diffĂ©rence, cette distance avec l’autre, cette sensation de vivre sur une autre planĂšte… Ego ? Nostalgie d’un monde meilleur ?
    C’est la raison pour laquelle j’ai repris cette annĂ©e la nourriture sur un mode plus rĂ©gulier, puis quotidien, pour que ma vie sociale soit plus facile…. Ne plus affronter les peurs des autres : tu vas tomber malade, tu te mets en danger…. Etre invitĂ©e Ă  dĂźner…. Et puis j’ai une amie thĂ©rapeute qui est devenue pranique sans s’autoriser d’Ă©cart contrairement Ă  moi. Et lĂ  j’ai pu voir mon ego se rĂ©veiller : elle se dit pranique et le chante Ă  tout-va alors que moi je n’ose mĂȘme pas en parler tellement je me sens indigne de ce processus d’Ă©veil ! Moi Laurence, je pourrais ĂȘtre pranique ? Moi la boulmique, celle qui s’est perdue dans l’alcool et la mariejeanne, je voudrais ĂȘtre pranique ???…
    Un long chemin…
    Je sais aujourd’hui que je n’ai pas besoin de la nourriture pour fonctionner mais je sais Ă©galement que j’en ai encore besoin Ă©motionnellement. Je me suis coupĂ©e de la vie et du plaisir durant de nombreuses annĂ©es et cette vie et ce plaisir, aujourd’hui, passent encore par la nourriture. Et je l’accepte ! C’est ainsi aujourd’hui, on verra pour demain…
    J’ai Ă©crit un jour suite Ă  une expĂ©rience d’Ă©veil : « comment se satisfaire des miettes quand on sent le pain divin ? » et ce pain divin c’est pour moi cette extase qui me remplit d’amour, qui m’expanse dans le monde et il est clair qu’elle est beaucoup accessible en mode allĂ©gĂ©…

    Lumineusement,
    Laurence

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